lundi 30 novembre 2009

Daikomyosai, jour 1

Aujourd’hui c’était la première journée du Daikomyosai. Pour ceux qui ne sont pas du Bujinkan, le Daikomyosai c’est 3 jours de séminaires spéciaux marquant l’anniversaire de Hatsumi Sensei. Vu qu’il y a vraiment beaucoup de personnes qui se déplacent pour cet événement, il a lieu dans un grand centre dédié aux arts martiaux. J’aurai certainement des images de ce centre d’ici quelques jours mais vu qu’aujourd’hui il ne faisait pas très beau à l’extérieur j’ai pris la chance d’attendre un meilleur climat et surtout un meilleur éclairage naturel qui rehaussera certainement la beauté de l’endroit.


En entrant je fais face à une autre réalité japonaise : l’obsession des souliers! En effet, on ne marche pas avec n’importe quoi sur n’importe quel sol ici! Dès notre arrivée nous sommes invités à retirer nos chaussures afin de se mettre de merveilleuses gougounnes (et j’ai le chic pour porter ça, je n’arrive jamais à les garder dans mes pieds elles glissent tout le temps)! Comme plusieurs personnes risquent de venir en même temps dans ce genre d’endroit on ne prend pas de chances et on laisse une petite réserve à l’entrée…



On ne doit pas croire que nous sommes saufs avec ça! À l’intérieur de l’immense Dojo, interdit de porter des gougounnes! Je me le suis fait dire assez vite d’ailleurs, posant un pied sur le tatami en ayant complètement oublié que j’en portais! On doit donc laisser celles que l’on porte dans un autre bac..

 

Si on a à aller aux toilettes, par exemple, on ne doit pas souiller nos gougounnes sur le plancher des toilettes donc, bien entendu, on les retire! Mais il serait tout aussi mal de souiller nos propres pieds sur le plancher des toilettes donc, dans leur grande générosité, le personnel de l’endroit met à notre disposition d’autres gougounnes spécialement conçues pour les planchers de toilettes :



Enfin va pour les gougounnes, on finit par vivre avec ça!


Revenons au Daikomyosai maintenant. Je ne saurais dire combien de fois j’ai eu la gueule qui m’a tombé aujourd’hui face aux prouesses de Hatsumi Sensei. C’est à venir le voir de près (et même de très près quand on pense que la philosophie de Bernard est de se placer de telle sorte qu’on soit toujours sur le bord lorsque Sensei fait des démonstrations) qu’on comprend pourquoi c’est lui qui est en charge. C’est un véritable virtuose, il joue et manipule les êtres humains à un point qu’on a l’impression qu’il parle à-travers eux! Même que des mots s’échappent souvent de ces humains dont il joue, ces mots étant de la famille des onomatopées rattachés à la douleur… C’est dommage qu’on ne puisse pas prendre d’images durant le Daikomyosai parce que j’aurais vraiment aimé vous montrer des gars revoler alors qu’on a l’impression que Sensei ne les touche même pas ou comment il est capable de plier quelqu’un comme s’il faisait de l’origami avec. Dire que j’en ai encore pour deux semaines à avoir des occasions de le voir à l’œuvre c’est trop fort!

Il y a aussi eu quelques moments philosophiques aujourd’hui et un de mes préférés m’a été offert par Arnaud Coursegue (15e Dan de France). Pour compléter une idée énoncée par Hatsumi Sensei il est arrivé avec une phrase très intéressante : « Ne fais rien comme ça tu es certain que tu ne va rien oublier ». En gros l’idée c’est que, parfois, des choses qu’on va faire peuvent engendrer des réactions qu’on n’attendait pas et qui peuvent rendre les choses pires qu’elles étaient donc, dans les moments d’incertitude, aussi bien s’abstenir. Côté martial on pourrait faire un rapprochement avec le fait que parfois, en appliquant une technique à quelqu’un, il y a des chances que cette personne réagisse différemment de ce à quoi on s’attendrait, il est donc doublement important de rester constamment conscient de l’autre ainsi que de son environnement. Voulant être bien certain que j’avais saisi ce qu’il voulait dire M. Coursegue m’a même fait un parallèle avec mon travail, je l’ai trouvé très sympathique d’ailleurs.

Dans la deuxième partie de la journée je me suis entraîné avec un New Yorkais prénommé Dan. Un grand jack qui pratique le Ninjutsu depuis 25 ans. Un jour, Bernard me disait qu’à une certaine époque Hatsumi Sensei avait enseigné le côté technique aux Européens et le côté Feeling aux Américains, j’ai compris aujourd’hui ce qu’il voulait dire par là! J’avais l’impression de m’entraîner avec un mollusque! Il faisait très peu de techniques mais son corps s’ajustait au moindre de mes mouvements, je m’empêtrais dans lui comme dans une toile d’araignée et plus je bougeais, plus je me sentais pris. C’était très désorientant mais aussi très enrichissant! Il m’a expliqué un ou deux trucs dont je vais tâcher de me souvenir! Va falloir que je teste un Européen maintenant pour voir la différence!

Bon bien là-dessus je vais aller compléter cette petite soirée que j’ai voulue tranquille en m’écrasant dans mon mini bain! En fait, ce qu’ils ont pris en longueur je crois qu’ils l’ont mis en profondeur! Peu importe, le corps commence à s’en ressentir un peu de ces cours alors aussi bien le gâter un peu.

Sayonara!

Quelques particularités du Japon.

Si l’on voudrait croire que parler anglais peut nous sauver la vie partout dans le monde c’est qu’on n’est jamais allé au Japon. Qu’on entre dans un restaurant ou qu’on aille dans une boutique, ou quoi que ce soit d’autre, depuis 3 jours je n’ai encore vu personne qui comprenne l’anglais! C’est vrai que je suis encore dans le coin de Kashiwa et que je ne suis pas allé à Tokyo ou ailleurs, mais ce n’est pas encourageant. Bien entendu on réussi à se débrouiller parce que bien des commerces utilisent un système de photos qu’on peut pointer pour faire comprendre ce qu’on désire, mais c’est tout de même très désorientant. Si vous voulez un jour venir au Japon soyez préparé à voir plein d’interrogations sur les visages des pauvres japonais qui essaient de comprendre ce que vous voulez leur dire!

Depuis le début de mon voyage, comme aucun modem n'était disponible à l’hôtel, je devais aller dans un café internet pour poster les messages que je préparais pour ce blog.  Heureusement la situation est maintenant réglée! Ces cafés semblent très fonctionnels et offrent plusieurs services, en fait je présume que certains japonais y passent beaucoup de temps. Hier j’ai vu un japonais qui dormait à son ordinateur, ou un autre qui y lisait des mangas. Le café compte en effet une librairie de mangas et de revues, ainsi qu’un grand répertoire de DVD, comme en font foi ces photos.







Outre les divertissements, on y trouve également des jeux vidéos, des douches et un salon de bronzage… voici d’ailleurs un menu des services :




J’avoue que c’est très perturbant, je n’aurais jamais pensé aller dans un café internet pour autre chose que de me servir d’internet… ça ne prend que les japonais pour penser à ça!


Une autre particularité du Japon est l’omniprésence des machines distributrices! Vous voulez de l’eau, des jus, des boissons diverses, de la bière, des cigarettes, il y a une machine qui en distribue, si ce n’est pas plusieurs, à pratiquement chaque coin de rue! Voici l’allée que nous empruntons pour nous rendre à notre hôtel, ça vous donne une bonne idée de ce que je veux dire…



Les japonais sont un peuple de consommateurs, ça ne fait aucun doute. Ne sachant quoi faire pour attirer le plus de gens possible, les commerces recourent à une technique vieille comme le monde soit les crieurs de rue! Il y en a partout et se promener dans une rue c’est entendre un flot constant de personnes qui invitent les gens à visiter tel ou tel commerce! Certains donnent des items pratiques avec des publicités imprimées (à ce temps-ci de l’année ce sont des petits paquets de mouchoirs), d’autres donnent des dépliants, certains se promènent avec des pancartes et voici d’ailleurs deux « porteurs de pancartes crieurs de rue » (je ne savais pas trop comment appeler ça) qui ont eu la gentillesse de se faire prendre en photo pour vous!




Lors de ma première visite au Honbu Éric a attiré mon attention sur deux items particuliers. Le premier est une statue qu’on retrouve souvent devant certains commerces. Elle représente une créature dont il avait oublié le nom mais, à ce qu’il m’a raconté, cette statue est sensé apporté la prospérité au commerce devant lequel elle est posée. Sur cette créature vous pourrez remarquer que la prospérité se trouve pas mal dans la zone fertile…




Avouez que ÇA ce sont des couilles!


Une autre chose qu’on risque de remarquer souvent au Japon ce sont des bouteilles d’eau montées sur un muret et ce coup-ci je vous laisse deviner ce que ça représente. Regardez d’abord la photo et essayez de deviner la signification profonde de cette coutume.



Alors vous avez deviné? C’est une pratique très significative et remplie de sens! La présence de bouteilles d’eau sur le mur ne sert pas à conjurer un esprit ou à apporter quelconque bénéfice. Il s’agit simplement du moyen que les japonais ont trouvé pour empêcher les chats de monter sur les murets! Fallait y penser!


Pour aider les Gaijin (étrangers) à choisir quoi manger, plusieurs restaurants proposent des menus très visuels. À certains endroits le menu est même étalé sur des présentoirs et est très ressemblant avec ce qu’on retrouve dans l’assiette par la suite.



Voyez ensuite mon assiette, même la disposition des plats y est!




En passant ce fut excellent comme repas! Je n’ai encore rien mangé qui ne m’a pas plu jusqu’à maintenant. D’ailleurs, pour ceux qui m’ont déjà vu essayer de me servir de baguettes, vous devez bien imaginer que ma vie n’est pas rose tous les jours quand j’essaie de manger quelque chose ici. À quelques endroits des serveurs attentionnés, voyant que je me débrouille avec des baguettes aussi bien qu’un gars qui aurait les mains gelées, m’apportaient des ustensiles comme nous utilisons mais, n’écoutant que mon courage, je les remerciais poliment en essayant de leur faire comprendre que je dois m’entraîner! Vous allez voir, un jour j’attraperai des mouches avec des baguettes!


Enfin qui aurait cru que notre bon vieux Colonel Sanders avait décidé de se recycler dans la profession de Père Noël? J’avoue qu’avec la crise économique les temps sont difficiles, tant que les cadeaux n’arrivent pas tout graisseux cette année!



Je vous laisse là-dessus et j’aurais certainement d’autres particularités du japon à vous rapporter un autre jour.


Sayonara!

dimanche 29 novembre 2009

Le test du Saki

J’avais dit que je reparlerais du test du Saki (ou Godan test), dans le but d’expliquer un peu en quoi il consiste.  Le mot Saki veut dire intention aussi on pourrait dire que c’est le « test de l’intention », mais qu’est-ce que ça signifie dans le concret?

Vous aurez deviné que je m’adresse ici à ceux qui ne connaissent rien au Ninjutsu, bien que je ne possède pas la connaissance d’un maître je crois avoir assez de connaissances pour expliquer ce que représente ce test à des personnes qui n’y connaissent rien.
Si vous avez regardé le vidéo dont j’ai mis le lien dans mon précédent message, vous devez avoir compris le fonctionnement d’un test de Saki : le Maître se place derrière l’élève et doit lui donner un coup de sabre (préférablement un boken en bois ou l’équivalent si l’on veut conserver le plus d’étudiants possibles…), l’élève lui doit éviter le coup de sabre avant qu’il ne le touche.  J’aime bien ce vidéo d’ailleurs parce qu’on en voit plusieurs qui en arrachent ou qui sont tellement nerveux qu’ils ne font que partir avant même que Hatsumi  Sensei ne donne le coup.
Le but de ce test est d’apprendre à percevoir l’intention de l’adversaire.  Avec le temps et une meilleure prise de conscience de son environnement on en arrive à développer une perception accrue des autres.  J’ai commencé à avoir un peu ce genre de perception, mais lorsque j’ai mon adversaire en face de moi.  À certains moments dans l’entraînement j’ai l’impression de savoir exactement à quel moment le poing ou l’arme de mon Uke va partir même s’il est parfaitement immobile.  Lorsque le coup part et que je dois l’éviter, c’est comme si je sentais toute l’énergie du coup me pousser afin que je l’évite.  Je me souviens durant un cours Bernard a voulu montrer l’efficacité d’un type de déplacement à un nouveau et est arrivé avec un handbo (bâton de 3 pieds).  Il n’a pratiquement pas pris le temps de s’installer et m’a frappé en disant : « ça a l’air de rien mais c’est très rapide comme déplacement », je me suis presque senti pris par surprise et, en plus, il y allait avec beaucoup de cœur.  Malgré tout je me suis naturellement déplacé et j’ai évité le coup sans problème.  C’est un de ces moments où j’avais réussi à ressentir ce genre d’énergie qui vous pousse comme l’attaque arrive.  Pour réussir ce test il faut donc atteindre un stade de conscience assez élevé pour ressentir ce genre de chose mais sans voir son adversaire.  Bernard m’a conté que c’est Hatsumi Sensei qui lui a fait passer son test, à l’époque, et que lorsqu’il l’a passé il avait senti comme si une maison de brique s’écroulait sur lui.
Le test est donc bon pour un élève mais l’est encore plus pour celui qui frappe!  Celui qui frappe derrière sait qu’il ne frappe pas pour tuer aussi il doit apprendre à projeter assez d’intention pour que son attaque semble réellement dangereuse.  C’est une autre forme de maîtrise à atteindre et j’en ai eu un bon exemple hier.  En regardant le test donné par les 15e Dan de partout (sans oublier Bernard qui donnait son premier), j’ai vu qu’il y a peut-être un stade de maîtrise à atteindre à ce niveau.  Certains étudiants ont manqué leur test (dont celui de Bernard) mais Hatsumi leur a ensuite donné une deuxième chance, cette fois-ci avec Oguri Sensei qui frappait.  Tous ceux qui avaient échoué ont passé ensuite le test.  Est-ce que les 15e Dan qui frappaient manquaient d’expérience?  Je pourrais m’avancer que oui pour Bernard, sans lui enlever de mérite, puisque c’était quand même la première fois qu’il en effectuait un.  Est-ce que les 15e Dan des étudiants qui ont manqués ne projetaient pas assez d’intention?  Peut-être aussi.  Toujours est-il que, sur 5 ou 6 élèves qui avaient manqués une première fois, tous ont passé avec un shian japonais…  ça m’enlève l’envie de croire au hasard!  J’imagine que les shians japonais, puisqu’ils ont plusieurs années d’expérience dans le corps, doivent avoir une meilleure maîtrise de cette attaque que les autres.
Est-ce que Hatsumi Sensei utilise ce test seulement pour tester les futurs professeurs (pour avoir le droit d’avoir une école dans le Bujinkan il faut être 5e Dan) ou aussi pour tester ses 15e Dan et voir s’ils continuent de s’améliorer?  Est-ce une manière de passer le flambeau?  On peut spéculer longtemps parce qu’avec Hatsumi Sensei, on peut spéculer sur tout!
Sayonara!

Mon premier Honbu.

Une autre journée sans modem, je commence à avoir hâte que l’hôtel se libère un peu, c’est bien de voir qu’on avait réservé les modems d’avance!  Heureusement qu’il y a ce café pas loin sinon je ferais dur avec mon blog!  Enfin…
Ma première journée au Honbu ne fut pas décevante.  Pour se rendre nous utilisons le train et ensuite nous marchons un peu.  Nous passons au milieu d’un « parking à vélos », j’avais jamais vu autant de vélos concentrés au même endroit!  Voyez Bernard se faufiler à travers des vélos pour avancer…



Vu que nous sommes la veille du Daikomyosai il y a une tonne de gens pour un très petit espace!  Bizarrement très peu de japonais, Éric m’explique que les japonais préfèrent aller dans les dojos privés des différents Shians.  C’est Oguri Sensei qui donne le premier cours du matin, un petit homme aux allures fort sympathiques et bien que les techniques sont excellentes il est quand même difficile de les tester à leur plein potentiel lorsqu’on a environs 30 centimètres d’espace pour se déplacer.  Les choses se replaceront bientôt lorsque tout le monde retourneront chez-eux mais c’est encore chanceux que personne n’ait eu l’idée de nous faire faire des techniques de sabre aujourd’hui!



Un petit aperçu de l’espace disponible…

Vint ensuite le cours de Hatsumi Sensei, ce que j’attendais avec impatience!  Je fus surpris dès son arrivée et devinez pourquoi…  une idée?  Sûr?  Vous donnez votre langue au chat?  Bon d’accord voilà…  Hatsumi Sensei, qui aura 79 ans le 2 décembre, est arrivé au Dojo avec les cheveux mauves!  Bernard m’avait déjà raconté qu’il était déjà arrivé avec des drôles de couleurs de cheveux mais j’aurais jamais pensé que je verrais ça en personne!  Peu importe ses cheveux, par contre, il est impressionnant sans bon sens!  Voir sa maîtrise du Ninjutsu de proche vaut vraiment la peine!  Hatsumi Sensei est également un gros blagueur et on ne voit pas ça en vidéo.  Il fait plusieurs farces en se servant du corps de ses Uke (des partenaires servant à pratiquer ou démontrer des techniques).  Vu que nous sommes plusieurs, par contre, il nous fait souvent asseoir pour permettre à des ceintures noires de faire des démonstrations; ça aide à faire circuler l’air vu que les fenêtres sont hautes.  Je ne suis vraiment pas déçu de cette première journée même si l’espace était restreint et que nous n’avons pas vu beaucoup Hatsumi à l’œuvre.  Peu importe, j’ai encore bien des jours devant moi!  Pour ceux qui douteraient de mes dires sur les cheveux de Sensei, voici une photo de Hatsumi Sensei en train de peindre des calligraphies pour les élèves qui en demandent.  Je m’en ferai faire une aussi, mais plus tard quand ça sera plus tranquille.




J’ai également assisté à un test de 5e Dan et pour ce faire Hatsumi utilise maintenant les 15e Dan du Pays de l’appliquant pour frapper avec l’épée.  Je parlerai plus du test lorsque je ne serai pas pris pour aller dans les cafés internet.  Bernard a donné son premier coup aujourd’hui puisqu’un gars de Toronto voulait le passer et Bernard était le seul 15e Dan canadien présent.  Pour voir à quoi ressemble ce test, voyez le vidéo au lien suivant :

http://www.youtube.com/watch?v=QLvOZ1O96Jo

Voici quelques photos du Honbu :




















Nous sommes ensuite allé visiter le Temple Atago et magasiner un peu ici et là.  Je vous laisse sur quelques images du temple et vous reviens avec autre chose plus tard!












Sayonara!

samedi 28 novembre 2009

Enfin arrivé!!!

C’est fait, je suis maintenant officiellement arrive au Japon et ce voyage, long à souhait, fut tout me même très intéressant sur bien des points! J’avoue que je ne suis pas du tout fâché d’être arrivé, surtout que j’étais mentalement préparé pour un voyage moins long à faire. Quand on m’avait dit que ça prenait 10 heures se rendre à Tokyo, je pensais que c’était 10 heures à-partir de Québec! Le fait est que c’est 10 heures, mais à-partir de Vancouver, ça change la donne ça! Je n’ai pas encore de photo de ceux avec qui je voyage parce que les circonstances ne s’y sont pas prêtées mais ça viendra, n’ayez crainte!

J’étais le premier arrivé et Bernard m’a rejoint peu de temps après. Grâce à lui ce matin j’ai eu ma première surprise lors de notre enregistrement. En effet, pas le temps d’arriver au contrôle des bagages qu’un des agents de sécurité de l’aéroport affecté à cette tâche regarde Bernard et lui demande comment il va! Ancien élève de Bernard qui se souvenait parfaitement de lui à ce qu’on dirait (Bernard ne partageais malheureusement pas ce souvenir, faut comprendre qu’un bon prof tu t’en rappelles longtemps mais j’imagine qu’un élève c’est plus facile à oublier). Gaétan et Éric sont arrivés peu après et nous sommes embarqués sans histoire. L’avion est partie à l’heure et sans aucun pépin, j’avoue que j’avais deux craintes en me pointant à l’aéroport ce matin : un ennui mécanique qui nous aurait bloqué (on m’a conté que c’était arrivé pas plus tard que l’an dernier) ou bien alors une tempête de neige qui se serait décidé à arriver, comme par hasard, le jour où je devais partir; je suis normalement le type de gars à qui ces mésaventures arrivent!

Arrivé à Toronto encore là tout a bien été et notre vol est encore une fois parti à l’heure. Seul problème c’est que, pour mieux optimiser leurs vols, Air Canada avait changé le modèle d’avion pour un plus petit et avait par la suite vendu plus de billets que la capacité… heureusement que nos places étaient déjà enregistrées! J’ai perdu mon hublot pour me retrouver coincé entre une dame gentille qui ne sentait pas le parfum à plein nez (une de mes pires hantises en public) et un monsieur avec un accent et un look « red neck » qui lisait des revues cochonnes pendant le vol. J’ai eu le temps de regarder deux films pendant ce vol soit District 9 et Ennemi Public Numéro 1. La madame à-côté de moi a bien tenté District 9 mais elle s’est découragé en cours de route, je me demande pourquoi…

À l’aéroport de Vancouver on s’est fait offrir une « ride » en voiturette. Le préposé (qui lui connaissant la distance à parcourir) avait offert à Gaétan de l’amener jusqu’au quai et il avait deux autres places disponibles; bien entendu on a préféré marcher! Ça a permis de découvrir que l’aéroport de Vancouver est passablement long quand tu la traverses d’un bout à l’autre (la prochaine fois je ne me ferai pas avoir et je vais accepter les offres gentilles)!

Rendus au quai nous avons rejoint Robert, garde du corps pour le Premier Ministre Stephen Harper, qui venait compléter notre « quinte » de Québécois se rendant au Japon. J’ai aussi remarqué que Gaétan trouve toujours le moyen de se faire escorter dans l’avion par des agentes de bord, c’est qu’il est un vrai tombeur (pour les langues sales disons que la vrai raison est qu’il a un handicap visuel et je crois que le personnel des Aéroport tiens vraiment à ce que tout se passe bien)! Finalement, à 14h13 (heure de Vancouver), l’avion décollait du sol en direction de Tokyo; pour moi c’était ça le vrai départ!

Je me suis demandé quelle serait l’approche des japonais à mon égard. Nous retrouvant de nouveau séparés dans l’avion (mais heureusement avec un hublot cette fois), j’ai découvert que je serais entouré de japonais (et plus spécifiquement de japonaises) durant le trajet. Je sais qu’Éric Nadeau tenait à voir des photos avec des japonaises donc voici la première de ces photos :




Je sais Éric, tu dois les vouloir plus jeunes, on verra quand je serai parfaitement acclimaté!

Si quelqu’un aurait voulu me faire croire que les japonais étaient difficiles d’approche, c’est qu’il ne me connaissait pas! Ceux qui me connaissent sont également au courant qu’on peut me lâcher seul n’importe où et que je finirai par me faire des connaissances sur place et à rarement être seul. Sur la photo se trouvent, dans l’ordre, mesdames Kimiko Nishiu Chi, Ukie Ishiama et Miko Nakata. Ces trois dames m’entouraient et étaient terriblement enjouées, surtout dame Ukie Ishiama qui s’est mise à tripper quand je lui ai dit que je venais du Québec en s’empressant de sortir son guide de voyage pour mon montrer qu’elle y était allée. À force de me démerder avec madame Kimiko Nishiu Chi qui comprenais un peu d’anglais et avec mon très maigre japonais, sans compter l’aide des photos de moi dans mon ordinateur en train de faire des « Ichimonji » (voir photo du texte d’introduction), j’ai réussi à leur faire comprendre que j’allais faire des arts martiaux au Japon. Du coup elles ont pensées que j’étais une star de cinéma, bien entendu j’ai dit que ce n’était pas le cas mais après coup je me dis que j’aurais peut-être pu essayer de me monter un fan club japonais, j’ai encore bien du temps devant moi remarquez! J’ai aussi eu ma première incursion en gastronomie japonaise puisque madame Ukie Ishiama (qui plus j’y pense devait être une hyperactive dans sa jeunesse) m’a donné un peu plus tard des biscuits japonais ayant un vague goût de Fortune Cookie. Toujours est-il que j’ai vraiment adoré ces dames et ce fut une excellente entrée en matière au niveau de mes relations avec les japonais!

L’itinéraire de l’avion nous a fait remonter toute la côte ouest canadienne, survoler l’Alaska et ensuite traverser par le détroit de Béring, longer une bonne partie de l’est de la Russie avant de nous diriger vers le Japon (si on y pense, c’est quand même plus cours qu’en ligne droite, si on considère que la Terre est ronde et donc moins large quand on passe par le haut). J’ai réussis à capter quelques superbes photos des rocheuses mais ce qui m’a le plus frappé c’est lorsque nous survolions la partie nord-est de la Russie : là c’est vrai qu’il n’y a rien! Aucune ville indiquée sur la carte satellite et des étendues de glaciers, c’est vraiment magnifique… vu de haut! Mettons que je n’aimerais pas me retrouver pris à cet endroit!



Les Rocheuses, peu après notre départ de Vancouver



L’extrème nord-est Russe


Le vol était long mais encore une fois y avait des films pour se changer les idées. J’ai d’abord opté pour L’Ère de Glace 3, avec une Molson Canadian (est bonne cibole, pis y en vendent même pas au Québec). J’ai essayé J’ai tué ma mère de Xavier Dullant mais c’est même pas bon pour dormir! Je pense que c’est surtout sa coupe de cheveux qui ne me revient pas, toujours est-il que j’ai préféré regarder L’an Un avec Jack Black, peut-être moins profonds pour les péteux de broue « experts » en cinéma mais plus divertissant et, je l’avoue, je suis un vendu à Jack Black! Comme j’avais un peu de temps à perdre j’ai aussi regardé Les Doigts Croches et ça j’avoue que j’ai vraiment aimé! Finalement une petite incursion dans le passé avec La Famille Adams, que de bons souvenirs!

Un coup rendu à l’aéroport de Narita, lors de l’enregistrement des passeports, je fus le premier en compagnie d’Éric à arriver aux guichets pour voir une immense file de voyageurs chinois, à ce qu’il m’a semblé. Nous n’étions pas près de passer! Par contre un préposé nous a demandé combien nous étions et quand nous lui avons répondus que nous étions 5 il nous a fait passer aux guichets d’enregistrement prioritaires! On a sauvé du temps et ça nous a permis d’embarquer dans l’autobus direction Kashiwa Plaza, notre hôtel, avec seulement 10 minutes avant le départ! Lorsque nous fûmes arrivés et installés nous nous sommes un peu promenés Éric et moi, il m’a montré les environs de l’hôtel et quelques endroits intéressants sur lesquels je reviendrai. Voici tout de même une photo des rues illuminées et très animées des environs.




Le seul problème était qu’il n’y avait pas de modems disponibles à notre arrivée mais heureusement il y a des cafés internet à proximité et j’ai ma clef USB. Après m’être installé dans ma très petite chambre j’ai profité d’un sommeil bien mérité!



Ma chambre, faut pas trop bouger disons...



Chambre de bain comme la chambre, les pieds accottent dans la porte quand on est assis...

Sur ce, direction jour 2 où j’aurai mon premier cours de Ninjutsu à la japonaise, Sayonara!

jeudi 19 novembre 2009

Hatsumi Sensei






La principale raison de mon voyage au Japon est le fait que je veux recevoir l'enseignement de Soke (fondateur, ou héritier, garant de la tradition d'une école d'art martial) Masaaki Hatsumi, fondateur du Bujinkan Dojo.  Il y a plusieurs écoles de Ninjutsu (le Genbukan, le To Shin Do, etc.) mais une seule est directement liée à la tradition japonaise et c'est le Bujinkan Dojo. 


Lorsque j'ai décidé de pratiquer les arts martiaux, réalisant du coup un rêve d'enfance que j'avais toujours laissé traîner, je n'ai pas porté mon choix sur l'école du Bujinkan par hasard.  Avant de choisir mon style j'ai fait bien des recherches.  J'ai tout de suite mis de côté les écoles de Karate parce que, selon moi, on en trouve tellement que c'est rendu aussi vulguaire que du pissenlit sur un gazon.  Le fait qu'il y ait plusieurs écoles me laissait déduire qu'il devait y avoir un tas de façon de l'enseigner et que tous les profs n'étaient pas nécessairement bons, je ne voulais pas courir le risque de tomber sur un mauvais professeur.  J'ai ensuite utilisé internet afin de trouver des vidéos d'arts martiaux pour me faire une idée.  J'ai regardé des vidéos sur à-peu-près tout ce qui se fait comme style martial et je suis tombé sur un vidéo tiré d'une série britannique qui m'a carrément impressionné.  Dans ce vidéo on voit un gars qui va à l'école de Hatsumi Sensei et qui doit pratiquer, entre autres, des techniques d'évasion.  Vous pouvez regarder une partie de ce vidéo en suivant ce lien :


http://www.youtube.com/watch?v=lyvmhNFwjuo


Vous remarquerez que Soke Hatsumi bouge très peu et qu'il semble totalement en maîtrise de ses mouvements, c'est en voyant ça que j'ai commencé à être réellement intéressé par le ninjutsu.  De voir à quel point il semblait ne pas bouger inutilement, comment il réussissait à amener ce gars à faire ce qu'il voulait de lui (voir entre autres comment il le ficelle pendant qu'il évite le sabre), m'a grandement impressionné.


Après avoir arrêté mon choix sur le Ninjutsu je devais trouver un professeur.  J'ai trouvé 3 écoles de Ninjutsu dans la région de Québec dont une qui se trouvait à St-Nicolas, c'est là que j'ai appelé en premier vu que c'était la plus proche.  Quand j'ai demandé des informations sur les cours de Ninjutsu je suis tombé sur un gars qui semblait s'en foutre pas mal, à tout le moins ça ne semblait pas très convainquant comme approche, donc j'ai décidé d'appeler ailleurs.  Deuxième place, le Dojo Bujinkan Québec de Bernard Grégoire.  Je suis tombé directement sur Bernard au téléphone et j'avoue que ce fut une vraie bénédiction.  À parler avec lui je me suis rendu compte que, de un, cet homme semblait en pleine maîtrise de son domaine.  Il était très généreux sur les informations qu'il donnait et ses renseignements étaient clairs et précis, sans toutefois faire preuve de prétention.  J'ai ensuite découvert en lui parlant qu'il allait au Japon 2 fois par année s'entraîner auprès de Hatsumi Sensei et ce fut alors à cet instant que j'ai décidé d'aller faire un essai, ce qu'il m'avait invité à faire tout à fait gratuitement.  Je n'ai eu besoin que d'un seul cours pour comprendre que c'était ça que je voulais faire, vous pouvez me croire!


Donc maintenant depuis deux ans je m'entraîne à la mode japonaise.  En effet Bernard tient à ce que son enseignement soit d'un style qui se rapproche le plus possible de ce qu'il reçoit comme enseignement au Japon.  Je ne cacherai pas que j'ai très hâte de rencontrer Hatsumi puisque, bien que Bernard soit un prof excellent sur bien des points (pour ceux qui aiment les titres sachez que Bernard est le premier québécois à avoir reçu sa 15e Dan) je suis conscient, et il est lui aussi conscient, que Hatsumi est d'une classe à part.  Il est probablement parmis les plus grand maîtres d'arts martiaux encore en vie si ce n'est pas le plus grand.  Le Japon lui a donné le titre de "Trésor National", non seulement il est un maître en arts martiaux mais en plus il est un écrivain de renom (ancien président de la guilde des écrivains), un artiste peintre et j'en oublie sûrement!  La semaine prochaine je rencontrerai un des hommes les plus éminents du monde (je ne me souviens plus combien de Présidents américains lui ont rendu hommage pour service rendu puisque ses techniques ont servi à former les services de sécurité et de police de plusieurs pays dont les États-Unis) et vous pouvez imaginer que ça me rend très fier!


Lorsqu'il se retirera, puissqu'il est certain qu'il le fera un jour, je pourrai dire que j'ai pu recevoir son enseignement, et ce n'est pas rien!


Voici un autre vidéo où il démontre des techniques.  Il y a une minute de parlotte au début mais la suite vaut la peine.  Il y a plein de petits détails qui font toute une différence dans ses démonstrations et ça vaut la peine à voir!


http://www.youtube.com/watch?v=d2KSG7J0iM0&feature=related

mercredi 18 novembre 2009

Un "petit" mot d'introduction





Je ne suis pas ici pour vous impressionner!


Oui je sais, sur mes photos je fais de jolies pauses dans un joli kimono et en fait la seule chose qui ne soit pas jolie, bien entendu selon les critères esthétiques standards, risque d'être le gars dans le kimono! C'est pour le look, comme on pourrait dire, pour donner du poids à mes mots puisque certaines personnes préfèrent regarder les images plutôt que lire le texte. Pour ces personnes je serai donc un gars, pas trop beau, en train de faire des poses martiales; que ces personnes soient comblées!


Si je veux parler un peu des arts martiaux, ce que je ferai probablement plus en détail ultérieurement, je n'essaierai pas de vous en mettre plein la vue. Je ne suis pas le genre à me vanter en disant, par exemple, que je suis ceinture noire dans 9 styles d'arts martiaux différents, tout ceci dans le but non-avoué de vous vendre un abonnement au plus vite dans mon école. Pour ce que ça vaux, de toute façon, je compare le fait d'avoir des ceintures dans plusieurs styles à un buffet chinois : y a en effet plein de bonne nourriture mais aucun plat n'est vraiment excellent! Tant qu'à ça j'aime encore mieux aller dans un restaurant et y manger la spécialité maison : on prend habituellement son temps pour bien manger et ces repas sont toujours les meilleurs (à moins que la spécialité maison soit du boudin, là on me perd c'est certain)!


Je pratique le Ninjutsu, appelons-le aussi le Budo Taijutsu, depuis 2 ans seulement. Je suis ceinture verte (en Ninjutsu, comparativement avec à-peu-près tout ce qui se fait ailleurs, il n'y a que 3 couleurs de ceinture) et 7e Kyu (la ceinture verte est divisée en 9 Kyus et on les compte à rebours, donc, de 9 à 1 avant d'être ceinture noire). Finalement, ce que ça veut dire, c'est que j'ai encore beaucoup de chemin devant moi avant de commencer à penser que je suis bon! Mon professeur (vous remarquerez que je dis professeur et non pas sensei, il n'est pas du genre à formaliser et à exiger que ses étudiants lui donnent un titre, ce qu'il mériterait pourtant fortement) s'appelle Bernard Grégoire et je dois avouer que ce qui me garde intéressé, de prime abord, c'est son approche : pas de discipline inutile, pas de hiérarchie entre les étudiants, pas de niaisage à mettre les gens en ligne pour leur faire faire des "jumping jack" ou des positions épuisantes par simple plaisir sadique de voir ses étudiants souffrir et pas de gueulade afin de raffermir sa supériorité vis-à-vis d'eux... Tout se passe simplement, mais tout se passe bien! Les cours sont compliqués et bien souvent les techniques montrées sont bien au-delà de notre compétence mais, peu importe, les graines sont semées sur un terrain fertile et la technique finit toujours par émerger à un moment ou à un autre. Je commence à peine à constater l'efficacité de cette forme d'enseignement puisque, avec le temps qui passe, je développe de plus en plus d'automatismes.


Mais je suis loin d'être bon, ôtez-vous ça de la tête! Si je me compare avec ce que je vois des autres et avec la connaissance que je commence à acquérir des arts martiaux, j'ai encore vraiment beaucoup de chemin à faire! Heureusement, j'ai encore bien du temps devant moi pour m'améliorer et, avec le voyage que je ferai prochainement au Japon, j'espère que je pourrai progresser davantage!


En effet, dans un peu plus d’une semaine soit vendredi le 27 novembre, je saute dans un avion en direction de Tokyo pour aller boire directement à la source du savoir! En compagnie de Bernard, ainsi que de quelques autres personnes, je me rends au Japon pour étudier le Ninjutsu auprès de Masaaki Hatsumi, 34e héritier des neuf écoles de Ninjutsu, qui aura 79 ans en décembre. Je pourrai également étudier avec d’autres maîtres de très haut niveau lors de mon voyage soit Nagato, Seno, Shiraishi, Nogushi et Oguri. Ces noms ne vous disent probablement rien, ce qui est parfaitement compréhensible, et ils me sont presque tout aussi inconnus qu’à vous-mêmes. J’en dirai plus lorsque je les aurai rencontrés sur place.


Sur ce blogue j’essaierai de vous parler de ma vision martiale mais j’essaierai également de vous relater mon voyage au Japon le plus souvent possible puisque j’apporterai avec moi un ordinateur. Je vous conseille donc de vous tenir à jour en venant le visiter aussi souvent que possible!


Bien entendu si vous êtes des personnes du Dojo je ne devrais pas vous apprendre rien ici donc j’espère que vous ne regarderez pas mon blogue avec l’espoir d’apprendre des choses, étant encore relativement "nouveau" dans l’organisation je ne suis pas une banque de renseignements à tout casser. Par contre lors de mon voyage au Japon j’essaierai de visiter plusieurs endroits et de vous donner une impression la plus juste possible sur ce que je verrai et ce qui s’y passe. Mais pour les autres ça sera peut-être le début d’une nouvelle aventure et si ma passion vous inspire, peut-être voudrez-vous à votre tour tenter l’expérience, en un tel cas je vous y encourage fortement!

Bonne lecture!