Eh bien voilà nous sommes revenus, ce message devrait donc être logiquement le dernier que je mettrai sur ce blog. Déjà les effets du décalage horaire se font sentir et j'ai dormi tout croche et très peu, je devrais en avoir pour quelques jours à ce rythme. Il ne me reste maintenant qu'à assimiler les connaissances que je suis allées chercher et continuer de m'améliorer en gardant mes bons souvenirs en mémoire! Est-ce que je retournerai au Japon? Je dirais que c'est fort probable mais je ne saurais dire quand parce que j'ai quand même d'autres obligations et il y a d'autres endroits à visiter sur cette planète. En espérant que vous avez apprécié de me lire,
Aurevoir et à la prochaine!
mardi 15 décembre 2009
dimanche 13 décembre 2009
Quand le cinéma vient à nous et quand il rencontre la musique (titre ésotérique d'une oeuvre perdue...)
Dernière journée officielle passée entièrement au Japon et ce fut une journée passablement spéciale. Premièrement nous avons pu participer au grand nettoyage annuel du Honbu, une tradition très nécessaire à laquelle sont invités tous les étudiants du Bujinkan présents! C’est une chose assez particulière à voir parce que, comme le Honbu est stratégiquement posé sur le bord d’un chemin de fer, la rue est un cul de sac et il est ainsi possible de sortir tout le stock se trouvant à l’intérieur afin de pouvoir nettoyer plafonds, ventilation, murs et planchers. En gros le résultat ressemble à-peu-près à ceci :
Je fus affecté à l’équipe de polissage des objets en métal! Chaque petit porte-chandelle, chaque petite lampe électrique et chaque petite décoration de métal est soigneusement polie par une équipe dévouée… à la fin, le résultat est quand même très satisfaisant, voici quelques pièces qui ont demandé beaucoup de temps et de travail, heureusement que nous étions plusieurs!
Les journées comme celles-ci peuvent rapidement devenir épuisantes et aussi le moral des troupes peut faiblir. Qu’à cela ne tienne, au cours de la journée nous avons reçu une aide inattendue! En effet, alors que les espoirs commençaient à s’évaporer, qui est-ce qui est venu à notre rescousse? Nul autre que Wolverine!
Vous savez que je suis un adepte des méthodes de travail sécuritaires, je dois avouer qu'à certains moments aujourd'hui j'ai eu des envies de faire de la sensibilisation!
Certaines actions que nous posons parlent d'elles mêmes... allez savoir pourquoi, je me sentais bizarrement très mal à l'aise en nettoyant ce masque de tengu...
Après le ménage, Hatsumi Sensei est venu faire une inspection surprise et en a profité pour trouver une place à deux nouveaux cadeaux qu’il avait reçus. Le Dojo avait des allures de neuf et chaque article a été méticuleusement replacé d’où il venait vu que les japonais avaient pris en photo chaque racoin du Dojo avant d’enlever les décorations.
Nous sommes ensuite retournés à l’hôtel commencer à préparer nos bagages en attendant le souper. Je dois avouer que ce soir je n’étais pas très attiré par l’idée du groupe : un restaurant de Sushis. C’était notre dernière soirée ici et ils voulaient se gâter, Alex et sa femme sont venus nous rejoindre pour l’occasion. J’ai suivi même si j’avais été dégoûté par les Sushis à chaque fois que j’ai essayé au Québec mais disons que le fait de me ramasser là ne me rendait pas joyeux au départ. Heureusement, sur la carte, il y avait quelques autres mets et j’ai choisi une assiette d’anguilles. C’était la première fois que j’en mangeais et j’ai bien aimé ça, par contre cette assiette était pratiquement un hors d’œuvre et je n’avais presque pas le choix de commander autre chose par la suite. J’ai fini par me laisser convaincre d’essayer de nouveau les Sushis et, comme j’ai constaté, les sushis japonais sont bien meilleurs que la bouette qu’on nous sert au Québec. Voyez donc le premier plat complet de Sushis que j’ai réussi à manger au complet, ce qui représentait pour moi un exploit en soi!
Après être allé manger un dessert ailleurs Alex a proposé d’aller faire du Karaoke. Ça me tentait depuis un bout mais je croyais que les Karaoke au Japon étaient dans des bars, avec des japonais qui chantent faux en avant et qui se font du fun. Finalement je me suis rendu compte que ces endroits sont fermés et conçus pour accueillir un groupe d’amis qui veulent s’amuser ensemble.
Je dois vous dire, si vous connaissez Alex et qu’il vous dit qu’il veut aller dans un Karaoke, suivez-le! Il est un show en soi et ses performances hyperactives valent la peine d’être vues. J’adore la façon qu’il a de tripper comme un gamin à chanter des tounes et ce même s’il ne les connaît pas, ce qui rend le show encore meilleur! Je vous laisse donc sur des images d’Alex en plein show et ce sera fort probablement mon dernier message du Japon vu que je prends l’avion demain avant midi, eh oui je reviens dans la neige, quelle joie!
Sayonara!
samedi 12 décembre 2009
Mal aligné!
Aujourd’hui j’avais un cours avec Oguri Sensei en milieu d’après midi et, comme je n’avais pas vraiment profité du premier cours que j’avais eu avec lui avant le Daikomyosai (avec seulement 1 mètre carré d’espace pour faire des techniques sans vraiment exagérer), je me suis rendu à son cours. Ça m’a coupé la journée en deux et je n’ai pas vraiment fait grand-chose du reste de mon temps à part flâner mais je crois que rendu à ce point de mon voyage il commence à être temps de se préparer au retour et, de toute façon, j’ai visité ce que je m’étais promis de visiter au cours de ce voyage.
Je dois avouer que je n’ai pas du tout été déçu de ce cours même si j’en ai arraché comme jamais! En effet, Oguri Sensei est très fort dans l’alignement des os et j’ai eu la chance de m’entraîner avec un de ses étudiants japonais : je n’ai jamais encore rencontré une telle résistance tranquille depuis que j’ai commencé le Ninjutsu! Ce gars était toujours aligné dans l’angle le plus solide qui soit et j’ai découvert la force de l’alignement des os aujourd’hui : durant les deux heures de cours je n’ai pas réussi à lui faire une seule technique! La difficulté me venait du fait que, de un, ce gars étais toujours aligné pour être solide comme un rock mais aussi du fait que je n’ai pas essayé de prendre des moyens détournés : tant qu’à pratiquer des techniques d’alignement, aussi bien essayer de les faire comme il faut! Si je m’étais aidé avec d’autres trucs, et même si je n’ai pas beaucoup d’expérience j’en connais, je crois que je serais passé à-côté d’un gros bagage de connaissances, d’autant plus qu’il m’a énormément aidé en me corrigeant sur mes positions (si mon pieds était un quart de pouce de travers il le voyait tout de suite). Le seul regret c’est que j’ai oublié de lui demander son nom : il parlait peu et presque uniquement en japonais, moi de mon côté j’étais trop scié par ce qui se passait. J’ai été quelques temps à ne pas en revenir par après, mais dans le bon sens du terme. Je croyais que ma carence était du côté technique et j’ai une carence, mais j’ai découvert aujourd’hui que j’ai encore plus de travail à faire avec mon alignement! Voici une photo de Oguri Sensei, un monsieur très surprenant qui a nous a d’ailleurs donné à chacun (de la délégation du Québec) de ses pommes gigantesques (il était peut-être content de la canne de sirop d’érable qu’Éric lui avait donné).
Je dois avouer que je n’ai pas du tout été déçu de ce cours même si j’en ai arraché comme jamais! En effet, Oguri Sensei est très fort dans l’alignement des os et j’ai eu la chance de m’entraîner avec un de ses étudiants japonais : je n’ai jamais encore rencontré une telle résistance tranquille depuis que j’ai commencé le Ninjutsu! Ce gars était toujours aligné dans l’angle le plus solide qui soit et j’ai découvert la force de l’alignement des os aujourd’hui : durant les deux heures de cours je n’ai pas réussi à lui faire une seule technique! La difficulté me venait du fait que, de un, ce gars étais toujours aligné pour être solide comme un rock mais aussi du fait que je n’ai pas essayé de prendre des moyens détournés : tant qu’à pratiquer des techniques d’alignement, aussi bien essayer de les faire comme il faut! Si je m’étais aidé avec d’autres trucs, et même si je n’ai pas beaucoup d’expérience j’en connais, je crois que je serais passé à-côté d’un gros bagage de connaissances, d’autant plus qu’il m’a énormément aidé en me corrigeant sur mes positions (si mon pieds était un quart de pouce de travers il le voyait tout de suite). Le seul regret c’est que j’ai oublié de lui demander son nom : il parlait peu et presque uniquement en japonais, moi de mon côté j’étais trop scié par ce qui se passait. J’ai été quelques temps à ne pas en revenir par après, mais dans le bon sens du terme. Je croyais que ma carence était du côté technique et j’ai une carence, mais j’ai découvert aujourd’hui que j’ai encore plus de travail à faire avec mon alignement! Voici une photo de Oguri Sensei, un monsieur très surprenant qui a nous a d’ailleurs donné à chacun (de la délégation du Québec) de ses pommes gigantesques (il était peut-être content de la canne de sirop d’érable qu’Éric lui avait donné).
Demain au programme c’est le grand ménage du Honbu! J’ai hâte de voir ça parce qu’il parait que tout sort (ils prennent des photos pour tout replacer après), nous verrons si mon expérience du domaine pourra servir!
Sayonara!
vendredi 11 décembre 2009
Journée pluvieuse!
Encore une journée pluvieuse aujourd’hui, j’avais bien fait de regarder la météo et de faire des visites hier plutôt qu’aujourd’hui. M’étant levé assez tard, je me suis dit que c’était le temps idéal pour aller faire l’essai de ce jeu qu’Éric m’avait montré l’autre soir, soit le jeu de pilotage de Gundam. D’abord il me fallait retrouver l’arcade, ce que j’ai fait sans trop tourner en rond. Un coup rendu à l’intérieur je devais me fabriquer une carte de pilote (parce que non seulement ces jeux sont poussés mais en plus on peut améliorer notre robot en jouant beaucoup. Très intéressant comme je m’y attendais mais c’est quand même coûteux : pour 500 yens tu as deux combats (ça se déroule en temps réel et tu joues contre les autres joueurs installés dans les « pods ») et chaque combat dure environs 5 minutes. J’ai fait un total de 4 combats et ça m’a donc coûté un 1000 yens (un peu plus de 10 dollars) plus les 300 yens nécessaires pour fabriquer la carte. Ces jeux doivent vider les poches assez vite si on n’y prend pas garde mais pour l’expérience ça valait la peine! Voici un peu à quoi ça ressemble :
Lors que j’eu terminé il ne me restait qu’à revenir à l’hôtel, prendre un après midi tranquille avant de me rendre au cours de Hatsumi Sensei, le dernier qu’il donne avant notre départ. Vu que c’était plus tranquille j’ai pu en profiter pour me faire faire une calligraphie ainsi que lui faire autographier un de ses livres que j’ai acheté ici.
Le terminal où on construit son pilote et améliore son robot ainsi que l'écran sur lequel on peut assister à la partie de l'extérieur.
L'extérieur de la cabine de pilotage, ou "pod"
La cabine de l'intérieur, c'est difficile à voir mais l'écran fais toute la surface et on a une vision vraiment globale du terrain, pas juste du devant mais aussi des côtés.
Après avoir essayé ce jeu je me suis baladé un peu dans l’arcade. Quelques jeux sont dignes de mention, j’ai fait entre autre un Shooter où tu es assis dans une chaise et tu commandes avec deux manettes et des pédales, un peu à l’image du jeu des Gundams mais en moins cher et sans la vision globale, il y avait aussi plusieurs jeux utilisant un système de cartes à jouer. Par exemple, un jeu de baseball où tu dois acheter des cartes de joueurs et les positionner sur le tableau en plus de commander l’action des joueurs. Ça c’est doublement payer parce que j’imagine que c’est un peu sur le système des cartes « Magic », soit que tu dois te monter un paquet de cartes fortes pour avoir de meilleures performances. Ces jeux n’étaient pas vraiment pour moi.
Lors que j’eu terminé il ne me restait qu’à revenir à l’hôtel, prendre un après midi tranquille avant de me rendre au cours de Hatsumi Sensei, le dernier qu’il donne avant notre départ. Vu que c’était plus tranquille j’ai pu en profiter pour me faire faire une calligraphie ainsi que lui faire autographier un de ses livres que j’ai acheté ici.
Cette caligraphie signifie "Tama Migakazareba Hikari Nashi", ce qui veut dire en français : une pierre précieuse ne brille que si on l'astique. Autrement dit, même si on a du talent, sans entraînement ça ne veut pas dire grand chose. C'est un petit proverbe japonais que j'ai trouvé sur internet et que je trouvais très intéressant.
Voici la signature que Hatsumi Sensei a fait dans mon livre. C'est difficile à voir sur l'image mais l'encre est dorée et c'est très joli.
Sur ce rien d’autre pour aujourd’hui, je retourne me reposer!
Sayonara!
jeudi 10 décembre 2009
Une journée haut en "couleur"
Ce matin je suis parti dans l’intention de visiter des parcs d’attractions et la Tour de Tokyo. Ma première destination était Hanayashiki, un parc d’attractions ouvert depuis 1859 dans le coin d’Asakusa. J’avais envie de voir ça même si je m’attendais à ce que ça soit un peu désuet. En arrivant à l’entrée que ne vois-je tu pas (c’est voulu en passant cette syntaxe, si certains maniaques du français voudraient me reprendre)? C’était fermé! Bien entendu impossible de voir les heures d’ouverture à quelque part puisque l’affichage était en japonais (quelle surprise), j’ai donc dû sauter tout de suite à l’étape 2 de mon périple : Tokyo Dome City. Sur mon chemin je suis par contre tombé sur un groupe (cascadeurs, comédiens, je ne saurais trop dire) qui s’amusaient à faire des poses sur un bâtiment pendant que quelqu’un les photographiait, je me suis donc joint au photographe afin d’immortaliser, moi aussi, cette scène. Voyer un peu à quoi ça ressemblait :
Je me dirige ensuite vers le parc d’attractions à proprement parler et, tiens donc, je irrésistiblement attiré par cette grosse montagne russe qui semble très invitante :
L’autre attraction d’horreur que j’ai aimé (et ce n’est pas le mot, j’ai adoré) c’est une banale « maison des horreurs ». Vous savez, ce genre d’endroits où on se promène et où il y a plein de mannequins pendus, de morts-vivants éparpillés un peu partout et compagnie. Ce que j’ai aimé c’est qu’ils ont réussi à chaque fois à me faire sursauter, ce qui n’est pas peu dire! Ils maîtrisent bien l’effet du suspense. Vous savez, quand on regarde un film d’horreur bien souvent on sent qu’une chose va se produire : on est certains que c’est le bon moment pour faire apparaître de quoi qui va faire sursauter l’auditoire et, comme de fait, quelqu’un ou quelque chose apparaît et fait sursauter une partie des gens. Quelqu’un d’habitué comme moi est un brin plus difficile à surprendre. Dans le film d’horreur américain type, vu que les scénarios sont tous montés dans le même moule, ces scènes ne m’affectent pas particulièrement. Dans cette attraction toute simple, par contre, ils ont compris le principe : lorsqu’on arrive dans un endroit où, par exemple, il y a un coin ou une porte, un panneau bien visible ou n’importe quoi du genre, on se dit tout de suite que c’est le meilleur endroit pour faire faire un saut à quelqu’un et on se prépare. Du coup on approche et on reste sur nos gardes, mais rien ne se passe. On attend encore un peu, on se dit que c’est une feinte, mais il ne se passe toujours rien. C’est à ce moment qu’on baisse d’un poil sa garde et bang! Comme ça, exactement là où « on savait » qu’il se passerait quelque chose, eh bien il arrive quelque chose! On fait le saut, on se dit qu’on ne se fera pas reprendre une prochaine fois et pourtant à chaque fois on se fait prendre! Ils ont eu une moyenne de 100 % avec moi et j’ai vraiment adoré ça! Si vous passez par là cherchez cet endroit, ça vaut le détour :
Sur le chemin du retour je me fais aborder par un gros noir dans la rue qui me dit (en anglais, ouf) que si je veux prendre une bière pas cher il connaît une place pas loin où il n’y a même pas de frais d’entrée et où c’est un « Happy Hour » pendant lequel j’aurais un verre pour presque rien. En moi je me dis : « Ah pis ok, tant qu’à être là aussi bien aller prendre une petite bière j’ai encore du temps! » J’avais bien entendu deviné que ce gros noir était payé pour ramasser de la clientèle (au nombre de bars dans la place ça se comprend) et comme depuis que je suis au Japon je vois des gens qui essaient de t’attirer dans leur commerce à tous les coins de rue ça ne m’étonne plus vraiment. Mon noir m’amène donc dans un immeuble et me fait prendre un ascenseur dans lequel il y avait un deuxième gros noir, là les alarmes ont commencé à sonner et je me suis mis en mode « prêt à tout ». Quand l’ascenseur arrive à l’étage et que je vois l’endroit j’ai compris tout de suite : très sombre, un gars en tuxedo à l’entrée et un paquet de filles habillées en guidounes (pas une japonaise à ce que j’ai cru voir, mais n’importe quoi d’autre) assises dans le passage. Là mon noir veut m’amener à une table mais je lui dis que je pensais plutôt prendre une petite bière tranquille dans une place tranquille (je pesais mes mots pour ne pas dire une place « correcte »), que ce n’étais pas à ça que je m’attendais, que je suis désolé mais que je vais passer mon tour. Bien entendu, comme je m’y attendais, il a commencé à se faire insistant en me disant de rester, de prendre juste un petit verre pendant que ça ne coûtait pas grand-chose, mais j’ai réussi à le convaincre de me laisser rejoindre l’ascenseur sans faire d’histoire.
Après ça, j’ai commencé à voir que dans la rue il y avait un paquet de noirs et que chacun des noirs qui se trouvaient sur mon passage voulait m’inviter à aller prendre un verre dans son bar. Si mes calculs sont exacts, j’en ai compté au moins 10 qui ont essayé de m’avoir de la sorte et à la fin j’avais juste le goût de ramasser le suivant par le collet pour qu’il me laisse en paix! Bien entendu je ne l’ai pas fait parce que, c’est connu, là où il y a un gars qui trempe dans les affaires louches il y en a plusieurs autres qui t’attendent dans un coin sombre! Le pire dans tout ça c’est qu’ils étaient vraiment collants! Un non merci ça ne leur suffit pas, si tu veux qu’ils décollent faut que tu marches, que tu les ignore, que tu leur dises à peu près 15 fois que ça te tente pas et, quand ils sacrent leur camp un autre arrive! Je n’ai jamais été aussi content de prendre le métro et j’avoue bien franchement que j’ai été très déçu de mon passage à Roppongi.
Sur ce je vous laisse et j’espère que ma journée de demain se passera sereinement, sans avoir à subir une quelconque tache!
Sayonara!
C’est mieux que les Rockabillys quand même non?
J’arrive donc au Tokyo Dome City. Là, on est en plein centre-ville et ça paraît! Sur mon chemin, une rangée de nounours, un gros bateau et même un Ultraman (si je ne m’abuse) géant m’accueillent :
Avant d’arriver au parc d’attraction il y a une rangée de commerces, de boutiques, et d’attractions spéciales! Une de ces attractions a attiré mon regard, ça s’appelait le « Tokyo Panic Cruise », je paie donc un bon prix pour entrer mais je ne suis pas déçu. Le tout fonctionne avec la technologie 3D et ils te poussent ça à fond. Le principe est que tu es dans un genre de vaisseau en plein vol dans un Tokyo virtuel, y a une petite madame qui ressemble à une chatte avec un parapluie qui te dis deux trois mots que tu ne comprends pas (à moins que tu parles japonais) et là des monstres arrivent et t’attaquent, elle te défend vaillamment! Le 3D est super bien utilisé (s’attendrait-on à moins des japonais) et tu te fais brasser en même temps par le vaisseau au-travers de différents décors jusqu’à la fin du parcours. Un bon moment est quand un des monstres déclenche une tornade et que tu es pris dedans. Après un temps tu ressors, content, et tu en voudrais plus! Mais comme j’imagine que les grosses journées il y a foule on ne peut pas prendre le risque de faire quelque chose de trop long.
Je me dirige ensuite vers le parc d’attractions à proprement parler et, tiens donc, je irrésistiblement attiré par cette grosse montagne russe qui semble très invitante :
La montagne russe s’appelle le « Thunder Dolphin » (vous avez remarqué vous aussi à quel point ce peuple qui maîtrise si mal l’anglais réussit à nommer ses attractions en anglais?) et croyez-moi, si vous devez aller à ce parc, allez-y ne serait-ce que pour faire cette montagne russe! Pour faire des comparatifs, si vous passez proche de renvoyer votre diner aux Galeries de la Capitale alors ne faites pas le « Thunder Dolphin ». Si vous pensez que « Le Monstre » de La Ronde est effrayant, tenez-vous aussi loin du « Thunder Dolphin ». Un peu plus court que Le Monstre (1.07 km comparativement à 1.2 km pour Le Monstre), il est par contre vraiment plus performant! 80 mètres de hauteur maximale, 130 km/h dans les grosses vitesses, il a des inclinaisons en descente allant jusqu’à 80 degrés (autrement dit tu as l’impression de t’écraser au sol) et on encaisse jusqu’à 4,5 G en accélération. Quand on ressort de ça on a eu une méchante poussée d’adrénaline et on comprend pourquoi on ne fait pas deux tours du manège. À la sortie on a la possibilité d’avoir une photo prise durant le parcours et, malgré que je ne suis pas un fan de ça habituellement, la photo est vraiment trop bonne et montre vraiment l’effet du manège donc j’ai décidé de payer pour l’avoir! La voici d’ailleurs, puisque non contents de me l’imprimer on me l’a aussi envoyé par courriel :
Histoire de faire redescendre un peu la pression juste à-côté il y a une grande roue gigantesque (au milieu de laquelle on passe avec le « Thunder Dolphin » d’ailleurs). Je paie donc de nouveau et m’installe tranquille, seul dans ma cabine. On te met un peu de musique d’ambiance et tu es partie pour une loooooongue tournée permettant de contempler à fond le paysage environnant. Voici d’ailleurs de très belles vues prises de ma cabine, constatez à quel point, peu importe la direction, on ne voit que des grattes ciels à l’horizon :
En passant pour acheter des billets on doit utiliser un petit terminal et qui est-ce qui est là pour nous accueillir! Eh oui, notre bon ami le Petit Castor qui semble être une vedette locale puisque, non contents de nous le mettre dans les terminaux, on le retrouve aussi en compagnie de sa pitoune (je ne me souviens plus de son nom) dans le parc :
Quelques autres attractions classiques disponibles sont ces tours où on nous monte très haut pour nous laisser tomber ensuite en chute libre jusqu’aux derniers mètres avant le sol, une espèce de grosse balançoire (un peu comme le gros bateau à Expo Québec sauf qu’on est assis dans le vide) où encore là on encaisse quelques « G », une ballade dans un canal rempli d’eau où on se fait éclabousser juste assez, des nacelles qui montent en hauteur pour nous permettre de voir un peu plus encore de buildings et attention, vous n’en croirez pas vos yeux, un carrousel! Ne soyez pas inquiet, je ne l’ai pas essayé… Deux attractions qui m’ont particulièrement plu sont à thème d’horreur. La première consiste en un film en 3D qu’on regarde et qui relate, me semblait-il, des choses « qui se sont vraiment produites ». Encore une fois le 3D est merveilleusement bien utilisé et deux scènes vraiment bien sont celles où il y a plein de têtes de bébés qui volent proche de toi et un fantôme qui essaie de traverser l’écran pour t’attraper. C’en est presque vraiment crédible tellement tu le vois forcer sur le bord de l’écran pour avancer et tendre sa main vers toi, au point culminant il te touche presque et la petite animatrice débarque en criant afin de le chasser.
L’autre attraction d’horreur que j’ai aimé (et ce n’est pas le mot, j’ai adoré) c’est une banale « maison des horreurs ». Vous savez, ce genre d’endroits où on se promène et où il y a plein de mannequins pendus, de morts-vivants éparpillés un peu partout et compagnie. Ce que j’ai aimé c’est qu’ils ont réussi à chaque fois à me faire sursauter, ce qui n’est pas peu dire! Ils maîtrisent bien l’effet du suspense. Vous savez, quand on regarde un film d’horreur bien souvent on sent qu’une chose va se produire : on est certains que c’est le bon moment pour faire apparaître de quoi qui va faire sursauter l’auditoire et, comme de fait, quelqu’un ou quelque chose apparaît et fait sursauter une partie des gens. Quelqu’un d’habitué comme moi est un brin plus difficile à surprendre. Dans le film d’horreur américain type, vu que les scénarios sont tous montés dans le même moule, ces scènes ne m’affectent pas particulièrement. Dans cette attraction toute simple, par contre, ils ont compris le principe : lorsqu’on arrive dans un endroit où, par exemple, il y a un coin ou une porte, un panneau bien visible ou n’importe quoi du genre, on se dit tout de suite que c’est le meilleur endroit pour faire faire un saut à quelqu’un et on se prépare. Du coup on approche et on reste sur nos gardes, mais rien ne se passe. On attend encore un peu, on se dit que c’est une feinte, mais il ne se passe toujours rien. C’est à ce moment qu’on baisse d’un poil sa garde et bang! Comme ça, exactement là où « on savait » qu’il se passerait quelque chose, eh bien il arrive quelque chose! On fait le saut, on se dit qu’on ne se fera pas reprendre une prochaine fois et pourtant à chaque fois on se fait prendre! Ils ont eu une moyenne de 100 % avec moi et j’ai vraiment adoré ça! Si vous passez par là cherchez cet endroit, ça vaut le détour :
Après avoir encaissé quelques « G » et avoir fait plusieurs sauts j’ai décidé de profiter des installations thermales de la place, parce que oui il y en a aussi! Pas besoin de décrire encore une fois ce que c’est mais j’avoue que si on avait des trucs comme ça ici j’aurais mon abonnement à l’année!
En ressortant le soleil était couché (pas qu’il était tard mais il se couche plus tôt ici aussi), ce qui m’a permis de voir les éclairages du parc et les japonais ont le tour pour faire de beaux éclairages :
Ma prochaine destination était la Tour de Tokyo, vous savez, cette réplique de la Tour Effeil mais peinte en rouge et blanc? Dans mon guide on me disait qu’elle se trouvait à Roppongi, je me suis donc démerdé pour trouver comment me rendre à ce quartier. Lorsque je suis sorti de la gare je croyais que je verrais la Tour à l’horizon, éclairée et prête à m’accueillir mais niet, nada, pas de tour! N’écoutant que mon courage je suis donc parti à sa recherche. Il y avait plusieurs cartes sur le long des rues mais aucune n’indiquait la tour, j’avoue que je commençais à m’inquiéter un peu. Comme vous pouvez le voir sur ces images, Roppongi est un quartier très vivant et éclairé comportant de nombreux buildings :
À un certain moment j’ai cru voir au loin quelque chose, un cœur illuminé dans le ciel et j’avais l’impression de voir se détacher l’ombre d’une tour, j’ai donc pris cette direction. Soudain, autour du cœur, d’autres lumières se sont mises à éclairer ce qui ne pouvait-être que la Tour de Tokyo! J’avais presque l’impression qu’elle avait entendue mon appel et qu’elle avait décidé de s’allumer pour moi. Ce que j’ai cru comprendre c’est que son éclairage devait être graduel aussi voyez de quoi elle avait l’air pendant que je m’en approchais :
Enfin arrivé je suis monté à l’intérieur dans les deux observatoires afin de me rincer l’œil du paysage illuminé de Tokyo. Je passe vite aux images, y a pas grand-chose à dire, surtout à voir :
Vous savez, on dit que Roppongi est le lieu de sortie préféré des occidentaux à Tokyo mais je n’ai vraiment compris pourquoi que ce soir; je vous raconte.
Sur le chemin du retour je me fais aborder par un gros noir dans la rue qui me dit (en anglais, ouf) que si je veux prendre une bière pas cher il connaît une place pas loin où il n’y a même pas de frais d’entrée et où c’est un « Happy Hour » pendant lequel j’aurais un verre pour presque rien. En moi je me dis : « Ah pis ok, tant qu’à être là aussi bien aller prendre une petite bière j’ai encore du temps! » J’avais bien entendu deviné que ce gros noir était payé pour ramasser de la clientèle (au nombre de bars dans la place ça se comprend) et comme depuis que je suis au Japon je vois des gens qui essaient de t’attirer dans leur commerce à tous les coins de rue ça ne m’étonne plus vraiment. Mon noir m’amène donc dans un immeuble et me fait prendre un ascenseur dans lequel il y avait un deuxième gros noir, là les alarmes ont commencé à sonner et je me suis mis en mode « prêt à tout ». Quand l’ascenseur arrive à l’étage et que je vois l’endroit j’ai compris tout de suite : très sombre, un gars en tuxedo à l’entrée et un paquet de filles habillées en guidounes (pas une japonaise à ce que j’ai cru voir, mais n’importe quoi d’autre) assises dans le passage. Là mon noir veut m’amener à une table mais je lui dis que je pensais plutôt prendre une petite bière tranquille dans une place tranquille (je pesais mes mots pour ne pas dire une place « correcte »), que ce n’étais pas à ça que je m’attendais, que je suis désolé mais que je vais passer mon tour. Bien entendu, comme je m’y attendais, il a commencé à se faire insistant en me disant de rester, de prendre juste un petit verre pendant que ça ne coûtait pas grand-chose, mais j’ai réussi à le convaincre de me laisser rejoindre l’ascenseur sans faire d’histoire.
Après ça, j’ai commencé à voir que dans la rue il y avait un paquet de noirs et que chacun des noirs qui se trouvaient sur mon passage voulait m’inviter à aller prendre un verre dans son bar. Si mes calculs sont exacts, j’en ai compté au moins 10 qui ont essayé de m’avoir de la sorte et à la fin j’avais juste le goût de ramasser le suivant par le collet pour qu’il me laisse en paix! Bien entendu je ne l’ai pas fait parce que, c’est connu, là où il y a un gars qui trempe dans les affaires louches il y en a plusieurs autres qui t’attendent dans un coin sombre! Le pire dans tout ça c’est qu’ils étaient vraiment collants! Un non merci ça ne leur suffit pas, si tu veux qu’ils décollent faut que tu marches, que tu les ignore, que tu leur dises à peu près 15 fois que ça te tente pas et, quand ils sacrent leur camp un autre arrive! Je n’ai jamais été aussi content de prendre le métro et j’avoue bien franchement que j’ai été très déçu de mon passage à Roppongi.
Sur ce je vous laisse et j’espère que ma journée de demain se passera sereinement, sans avoir à subir une quelconque tache!
Sayonara!
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