samedi 5 décembre 2009

Tout seul comme un grand!

Aujourd’hui j’avais décidé de partir tout seul comme un grand, de laisser un peu l’entraînement de côté parce que j’avais besoin de repos et aussi j’avais envie de changer d’air. J’ai fais un excellent choix et ma journée s’est avérée excessivement prolifique.


J’ai commencé ça tranquille en allant faire un tour au Parc d’Ueno où se trouve un gros Zoo. Je sais vous allez me dire que c’est quétaine, que les zoos c’est pour les demeurés (voir le film Rocky), mais que voulez-vous j’aime ça moi regarder des animaux! En plus ça me faisait une excellente entrée en matière afin de me démêler avec les lignes de train tout seul. Ce zoo étant assez gros j’en ai eu pour quelques heures à visiter. Un peu décevant par contre, Ling Ling le Panda Géant est mort en 2008. Il est aussi parsemé de statues d’animaux très réalistes et parfois en tournant un coin tu as l’impression d’avoir un animal qui te fais face; dans le cas du tigre caché entre les arbres sur le long de la voie ça fait sursauter un peu. Voici donc quelques images d’animaux que j’ai prises :



Y me rappelle quelqu'un lui...



Deux des statues dont je parlais.









J'le vois dont en train de se dire : "Mais qu'est-ce qu'y me veut lui?"







Y a pas à dire : eux autres sont bien!


En sortant du zoo je me tourne la tête et, tiens donc, il me semble voir un temple au loin! Et plus je m’avançais et plus il y avait de petits temples parsemés ici et là! Y a pas à dire, quelqu’un qui chercherait un temple à Tokyo sans en trouver chercherait très mal! Voici quelques images de cet endroit :









Ces japonais pensent à tout...  comme ils font des réparation le temple est recouvert mais, histoire de donner une belle vue au passant, ils ont reproduit le temple sur la toile.













C’était ensuite en direction d’Odaiba que je me rendais. Odaiba est une île où l’on retrouve un concentré de technologie! L’architecture des immeubles est époustouflante, voyez par vous-mêmes!



















Mon objectif principal (devenu encore plus principal vu que la pluie s’est mise de la partie, heureusement en gars prévoyant j’avais mon parapluie) était le Musée des Sciences Modernes. Certaines innovations japonaises m’ont scié en deux! Par exemple, j’ai découvert que les systèmes électriques des postes de péages des trains s’auto suffisent eux-mêmes en électricité. Le secret? C’est tout simple : les gens qui passent! En effet, sous les dalles du plancher se trouvent des éléments qui réagissent au poids des personnes qui passent. Donc à chaque fois qu’une personne passe elle écrase l’élément et produit de l’énergie, cette énergie est ensuite redistribuée dans le système. Au nombre de personnes qui passent, elle s’élève à combien leur économie d’énergie vous pensez?






Après ça Hydro nous monte les factures en disant qu’on ne paie pas assez cher… y s’en font du gratis, eux-autres! J’ai pris quelques vidéos de robots dans le musée mais je vais voir si je peux les éditer avec une qualité d’image suffisante, on verra d’ici quelques jours si j’en ai. Voici d’autres images des différentes expositions du musée :


















Tant qu'à parler de technologie, voici ce que l'on retrouve sur plusieurs sièges de toilette.  Différentes fonctions sont disponibles comme une option bidet pour se laver les fesses comme du monde, un réglage de la température du siège, déodorant et musique afin de cacher le son...  certains modèles viennent même avec un test de la prostate intégré à ce que j'ai entendu dire!

En sortant du musée j’avais encore du temps et j’ai décidé de me payer une petite gâterie : un Onsen. Un Onsen est un endroit où sont disponibles des bains d’eau venant de sources thermales. Ils en ont même à Tokyo quand on sait où les trouver. À deux pas de la station de train se trouvait le spa Odéo Onsen Monogatari. Alors que je m’attendais à entrer dans un endroit où il n'y a que des bains d’eau chaude, je me suis retrouvé dans un endroit luxueux où on te fait choisir un Yukata (une robe de chambre japonaise) dès ton arrivé. C’est le seul vêtement qu’on est autorisé à porter à l’intérieur. De l’autre côté du vestiaire ils ont essayé de recréer l’atmosphère d’Edo (le nom que portait la ville de Tokyo à une époque lointaine) et ça semble quand même assez bien réussi. Bien entendu ce n’est pas parfait (exemple une petite arcade dans un coin) mais l’endroit a une touche intemporelle. En fait, après un temps passé là on en vient à se demander depuis combien de temps on y est, on perd la notion du temps et on ne garde que celle de l’espace. C’est comme si, tant qu’on était là, rien d’autre n’existait autour. Assez particulier comme feeling. Voyez un peu à quoi ça ressemble :

















Ça c’est l’entrée vers les bains à proprement parler et c'est exactement ce à quoi je m’attendais! Un coup qu’on a enlevé le Yukata et qu’on se retrouve les fesses à l’air avec un paquet de bonhommes japonais on pense plus au fait qu’on est tout nus! De toute façon, un coup rendu dans l’eau, le simple fait de tremper nous accorde un repos incroyable et on a la pudeur bien enfouie dans le... J’ai toujours adoré les bains, quels qu’ils soient, mais une source thermale c’est quelque chose d’unique! Il y a des bains intérieurs et extérieurs mais sous la pluie ça refroidissait un peu les ardeurs, peu importe je vais à Hakone dans quelques jours et je vais me gâter!


Sur place on peut aussi recevoir des massages et mon corps endolori n’a fait ni une, ni deux, avant de se retrouver sur la table! Particularité des japonais : alors qu’au Québec on nous badigeonne avec de l’huile, au Japon ils nous recouvrent et massent par-dessus les couvertes. Le monsieur que j’ai eu a fait un excellent travail et je me sens en nerfs pour quelques cours de plus! Ça tombe bien j’en ai deux à me taper demain, aussi bien aller dormir maintenant!

Sayonara!

vendredi 4 décembre 2009

Les deux Japon

Aujourd’hui c’était une journée assez libre (un seul cours avec Hatsumi Sensei en soirée) aussi Bernard a décrété qu’il nous amenait visiter Akhiabara et Asakusa; ça tombait bien, c’était sur ma liste de choses à visiter de toute façon! On pourrait aisément dire qu’il y a deux Japon : un Japon très traditionnel et, de l’autre côté de la cour, un Japon hyper développé et technologique, les deux Japons cohabitant tout de même très bien ensemble! Les quartiers de Akhiabara et de Asakusa ne sont pas très éloignés l’un de l’autre (une seule station de train les sépare, par contre les différences qui les marquent sont vraiment nombreuses!


D’abord Asakusa. C’est d’abord un très gros Temple (malheureusement le bâtiment principal était en rénovation extérieure donc on pouvait seulement le visiter à l’intérieur) et sont greffés autour un paquet de petits temples tous aussi jolis les uns que les autres. Il y a une foule de gens qui s’y ramassent et pourtant nous ne somme encore qu’au milieu de la semaine, je n’aimerais pas voir ça durant la fin de semaine! À l’intérieur des murs d’Asakusa sont rassemblés un grand nombre de marchands et c’est une occasion en or de dépenser! J’ai pu commencer ma ronde de cadeaux de Noël mais comme nous visitions en groupe nous nous étions donné une heure de rendez-vous avant d’aller manger et visiter Akhiabara. Il est pratiquement assuré que je vais y retourner afin de fouiller plus en profondeur les nombreuses boutiques. Voici tout de même quelques photos de l’endroit qui est carrément majestueux!



La rue par laquelle on se rend au Temple depuis la station.



Robert qui a rencontré un policier local, échange culturel de policiers.



Les devantures de commerces, lorsqu'elles sont fermées, sont souvent décorées de la sorte.

















L'intérieur du temple vu de loin, il était interdit de prendre des photos à l'intérieur.



Il y avait quelques endroits du genre, les gens passent et s'envoient de la fumée afin de se purifier.



C'est de là que vient la funée, vous reconnaissez peut-être ce symbole?  Il s'agit bien entendu du svastika lévogyre, symbole boudhiste...







Une rue prête à recevoir les clients...



Un moine quêteux!  Ce qu'il y a de bien avec ces moines c'est qu'ils restent là sans bouger jusqu'à ce que tu mettes quelques pièces dans leur bol, à ce moment ils s'inclinent et récitent une courte prière à Boudha, ou une bénédiction je ne sais trop, je comprenais pas vraiment ce qu'il racontait.

À deux stations de train de là nous entrons dans le Tokyo qu’on s’attend de voir lorsqu’on y voyage! Autant Asakusa a un cachet traditionnel, autant Akhiabara transpire la nouveauté! La différence est frappante et il est encore chanceux que je ne sois pas allé dans un endroit encore plus développé (parce qu’il y en a) pour commencer! Akhiabara est également un paradis du magasinage et encore là, le fait que nous étions plusieurs venait tiédir un peu mes ardeurs exploratrices! Un nombre incalculable de boutiques sont parsemées le long des trottoirs, boutiques où il est parfois difficile de se mouvoir tant l'espace est restreint.  On y trouve de tout, tant qu'on est prêt à fouiller un peu!  Je n'avais pas le temps de fouiller, bien entendu, qu’à cela ne tienne, il est garanti que je repasse avant la fin de mon voyage, et seul cette fois! Voyez tout de même quelques images de ce à quoi ressemble ce quartier :













Ça c'est un genre de magasin d'électronique grande surface.  J'ai à peine exploré mais il y a 7 étages d'ordinateurs, de caméras, d'électro ménagers, enfin c'est big et c'est fou!  Un paradis de la consommation!

Nous étions sensés avoir un cours avec Hatsumi Sensei ce soir mais il se sentait fatigué et à la place ce fut Seno Sensei qui donna le cours. Il a montré de belles choses mais malheureusement il y avait encore un paquet de gens et je crois que je commence à avoir mon quota de pratique à l’étroit en ayant toujours du monde dans les pattes. De plus, je ne veux pas pointer personne mais calvaire qu’il y a du monde qui devraient apprendre les vertus de l’hygiène, à tout le moins cette petite chose qui s’appelle anti-sudorifique et qui est conçue pour durer longtemps! Y a pas à dire je suis dû pour un petit break en attendant que ça se vide, et comme je comptais voir Seno Sensei demain disons que ce soir fera l’affaire! On verra quand ça sera plus libre parce que là, entre tout le monde dans les pattes et tous les autres qui sentent la charogne, je n’arrive plus à me concentrer. Demain je vais me promener, et tout seul, végéter et visiter comme un bon touriste! En attendant voici tout de même une photo de Seno Sensei :



Sayonara!

jeudi 3 décembre 2009

Ailleurs c'est pas comme ici.

Aujourd’hui j’avais prévu de me rendre à Hakone, village de sources thermales, mais vu qu’il pleuvait et que c’était froid dehors j’ai pris la sage décision de rester. À la place j’ai suivi le groupe aux cours de Nagato Sensei et de Shiraishi Sensei, deux profs très différents mais deux cours excessivement enrichissants!


D’abord Nagato Sensei au Honbu cet après-midi. Nagato Sensei est un homme très grand pour un japonais (comme vous le verrez sur la photo), il avait été surnommé le « Gentil Géant ». Ses techniques sont plus physiques mais tout de même subtiles et efficaces. C’est un homme très sympathique et intéressé par tout ce que les gens ont à lui raconter, je m’en suis rendu compte quand j’ai constaté la longueur de la pause durant son cours (parce qu’ici les cours durent habituellement 2 heures mais ont une pause). Il écoute ce que les gens ont à lui raconter et questionne beaucoup. Il y avait encore plusieurs personnes présentes et je me suis entraîné en compagnie de Romi, un Israélien.

Avant de venir au Japon j’étais un peu inquiet parce que je ne suis quand même pas encore très expérimenté. J’avais l’impression que je ne serais pas de calibre mais Bernard s’était fait rassurant avec moi en me disant de ne pas m’inquiéter avec ça, j’ai compris pourquoi aujourd’hui. Romi était ceinture noire, je ne sais trop quel Dan par contre je ne lui ai pas demandé, mais je crois avoir eu le dessus sur lui tout le long du cours. Bernard nous parle souvent que son style d’enseignement se rapproche le plus de ce que l’on trouve au Japon et il a raison, j’étais parfaitement préparé pour ce genre de cours et surtout ce genre de techniques. Apparemment, là où nous sommes entraînés à faire de l’exploration et à voir les opportunités (même Nagato Sensei nous encourageait à essayer de trouver les différentes ouvertures), Romi lui était occupé à tenter de reproduire parfaitement la technique de Sensei. Bien souvent, en plus, n’ayant pas compris la base de ce que Nagato Sensei avait montré je le voyais regarder Motté (je ne sais pas si on écrit son nom comme ça), son prof, espérant voir quels mouvements il faisait. À un certain moment durant le cours Romi a essayé de me montrer comment faire un Ura Gaku (une sorte de clef de poignet pour ceux qui ne savent pas ce que c’est)… non seulement il ne m’apprenait rien mais je lui ai reviré son Ura Gaku en Hon Gaku (une clef du genre vraiment douloureuse), mais en utilisant une seule main. Je ne pensais pas rien lui apprendre et pourtant il semblait surpris; c’est vrai qu’il m’avait laissé une ouverture terrible pour exécuter cette manœuvre. En fait je voyais dans sa figure un genre de questionnement constant sur ce qui lui arrivait; autant je me sentais perturbé par l’approche très intuitive de Dane la première fois que je me suis entraîné avec lui, autant il semblait ne pas comprendre qu’une ceinture verte arrive à jouer avec lui comme avec une poupée de chiffon. Le pire c’est que je n’ai rien fait de plus que ce que Bernard nous enseigne. Enfin on n’a pas à être gênés devant les élèves venant d’ailleurs, Bernard nous entraîne merveilleusement bien croyez-moi! Voici une photo de Nagato Sensei :



Nous devions assister au cours de Noguchi Sensei plus tard en soirée mais, voyant le grand nombre de personnes présentes, Bernard a eu l’idée de nous amener voir Shiraishi Sensei pour un cours qu’il donnait dans un centre culturel. Le simple fait de s’y rendre fut une aventure en soi! D’abord, personne ne semblait se rappeler du nom de l’endroit pendant le souper mais Gaétan l’avait dans son enregistreuse donc nous fûmes sauvés. Vu qu’il pleuvait et que le temps était limité nous avions choisi de nous y rendre en Taxi mais au Japon ce n’est pas si simple! Premièrement il n’y a pas de nom de rue donc aussi bien connaître le chemin, ce qui n’était pas notre cas. Deuxièmement, trouver un chauffeur de Taxi qui connaît l’endroit est une priorité! En ayant trouvé un, il nous fallait maintenant se rendre mais comme au Japon les voitures sont plutôt petites nous n’entrions pas tous dans la même voiture. Qu’à cela ne tienne, moi et Robert avons pris le premier Taxi et le reste du groupe a sauté dans le deuxième en lui demandant de nous suivre! Robert se débrouille en Japonais mais il n’a pas réussi à faire comprendre au chauffeur qu’il devait attendre l’autre voiture donc la voiture des autres a dû entamer une poursuite dans les rues de Kashiwa afin de trouver l’endroit puisque leur chauffeur ne le connaissait pas! Nous sommes tout de même arrivés sains et saufs!


Les élèves de Bernard savent de quoi je parle, une de ses activités préférées est de nous faire pratiquer des déséquilibres tellement subtils qu’ils en deviennent sacrant quand on n’y arrive pas! Ces techniques, j’ai vu ce soir pourquoi il nous les fait travailler si longuement. Shiraishi Sensei n’a pas une santé du tonnerre. Il est physiquement très mal en point (dû à de vieilles blessures je crois) et on le voit dans sa démarche : ses jambes sont très arquées quand il se promène. Pour palier à ça il a développé une approche qui utilise énormément de déséquilibres et de « douceur ». C’est par contre un monsieur excessivement gentil et attentionné, plus que sympathique et toujours souriant. Il parle très bas alors aussi bien porter attention quand il parle mais il essaie de parler en anglais afin de nous aider, nous occidentaux ayant le japonais peu développé. C’est le genre de monsieur qu’on ne pourrait pas détester, croyez-moi sur parole! Lors du Daikomyosai il était le seul Shian japonais que j’ai vu s’entraîner à longueur de journée avec les gens (il était toujours à-côté de nous d’ailleurs). Durant ses cours, il passe pratiquement chaque étudiant à chaque technique afin de montrer l’effet recherché. Habitué par Bernard à essayer de regarder au-delà de ce que mes yeux voient lorsqu’on me montre une technique, cette approche fut plus que bénéfique parce qu’à certains moments je remarquais la position de sa main ou de sa jambe et l’effet que ça venait rajouter à la technique. Le but de ce genre de cours est de ne pas forcer, jamais!

J’étais très enthousiaste à ce cours parce que, encore une fois, je me retrouvais en terrain connu. Voyant un gars qui semblait chercher quelqu’un je suis allé le voir et nous nous sommes entraînés tout le cours ensemble. Son nom était Mathias, un Allemand, ceinture verte lui aussi. Encore une fois j’ai constaté que notre entraînement nous donne un avantage dans ce genre de cours! Mathias a découvert un nouveau monde grâce à moi et j’avoue que ça m’a remonté un peu! Les premières techniques « d’échauffement » que nous avons vues, j’en avais fait déjà beaucoup avec Bernard qui se plaît à dire, quand il nous les fait faire, que ce sont « des bases » au Japon. Mathias, par contre, essayait de recréer ce qu’il avait vu en utilisant des techniques qu'il connaissait et de la force mais j’ai commencé à lui expliquer que l’effet recherché de ce genre de techniques est d’amener son Uke dans une zone d’inconfort suffisante pour le déséquilibrer mais pas assez prononcée pour qu’il s’en rende compte et que son corps se réajuste (j’ai évité d’aborder le sujet de l’alignement des os parce que j’ai encore beaucoup de travail à faire là-dessus moi-même et je ne suis pas le mieux placé pour le montrer). Après l’avoir envoyé au sol quelques fois sans utiliser aucune force il a commencé à comprendre ce que je voulais dire et il a commencé à essayer l’approche que j’avais. Il s’est amélioré très vite et je crois qu’il y prenait goût. Plus le cours avançait et plus je me sentais en contrôle; l’approche de Shiraishi Sensei combinée à mes connaissances déjà acquises et mon entraînement avec Dane m’avaient rendus beaucoup plus « mou » que je le suis habituellement. En discutant de ce point avec Bernard il m’a dit : « Oui, mais je te regardais du coin de l’œil et tu es encore beaucoup trop raide », un prof, ça reste un prof tout le temps et un bon prof sait amener ses élèves à se remettre en question! Je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre mais c’est encourageant de se faire dire qu’on progresse et que maintenant on doit s’améliorer davantage! Je n’en attendais pas moins de sa part, s’il m’avait dit : « Bravo champion » là ça aurait été inquiétant! Après le cours Shiraishi Sensei a offert de raccompagner Gaétan à l’hôtel, ensuite il a rajouté Bernard et Éric, nous laissant moi et Robert retourner à l’hôtel en Taxi vu qu’il n’aurait pas de place dans son auto. C’est quand même montrer à quel point c’est un homme attentionné. Voici une photo de Shiraishi Sensei :




Ce fut donc une soirée très enrichissante sur bien des points et je suis presque content qu’il pleuvait aujourd’hui!


Sayonara!

mercredi 2 décembre 2009

Daikomyosai, jour 3

Ce matin dès notre arrivée au Budokan Alex est venu me voir en me disant qu’il avait vu Dane (je pensais que son nom était Dan mais en fait c’est Dane), le gars avec qui je m’entraînais depuis deux jours, se faire aborder par Hatsumi Sensei lors de son arrivée et qu’il lui avait donné sa 15e Dan. Je ne savais pas son niveau avant ce moment. Je me suis donc empressé d’aller le féliciter et apparemment je l’ai pris par surprise. Il m’a regardé avec de gros yeux la bouche pendante en me disant : « Woah how did you know that? (comment t’as fait pour savoir ça?) » Le regardant le plus sérieusement du monde je lui ai dit : « I have my contacts, remember this! (J’ai mes contacts, rappelle toi de ça!) » Apparemment il n’en avait parlé à personne encore.


Ce fut une journée plus tranquille aujourd’hui mais soulignons quand même que Nogushi Sensei a donné à Gaétan sa 11e Dan. Hatsumi Sensei a demandé à plusieurs personnes de raconter des choses qui leur étaient arrivées par le passé, Dane fut d’ailleurs une de ces personnes et j’ai pu constater à quel point c’était un homme articulé de par sa façon d’aborder les choses et de les raconter. J’ai alors pensé à lui demander ce qu’il faisait comme travail et il m’a dit qu’il était avocat. Je connais donc maintenant un avocat à New York, j’espère ne jamais avoir besoin de ses services! Certains Shians japonais ont raconté comment Hatsumi Sensei était dur dans sa jeunesse, le type de blessures qu’il leur infligeait et tout. Celui qui m’a le plus fortement marqué fut Nagato Sensei. Il a raconté que, lorsqu’il a voulu appliquer pour étudier avec Hatsumi Sensei, ce dernier lui a demandé une seule chose : « Serais-tu prêt à mourir pour l’entraînement? » Il a répondu oui et le soir il entrait au Dojo… c’est presque heureux que les critères se soient un peu ramollis avec le temps.

Voici quelques autres images du Daikomyosai afin de clôturer sur ce sujet :



Photo prise en compagnie de M. Ed Martin, un américain qui a beaucoup de background derrière lui et un style assez particulier et percutant, c’est d’ailleurs lui qui a frappé pour le test de Saki d’Éric Jobin, à ce qu’il m’a dit.




En compagnie de M. Arnaud Coursegue dont je parlais hier.




Voilà enfin notre petite délégation québécoise! De gauche à droite on voit Gaétan Dubé (enseignant dans un autre Dojo et aussi au Dojo de Bernard, il est non voyant mais croyez-moi que ça ne paraît pas quand on lui tombe dans les pattes), moi-même, Bernard Grégoire (mon prof), Robert Deschesnes (agent de la GRC), Alex Paillé (il habite au Japon depuis 3 ans et est cinéaste), Éric Jobin (étudiant du Dojo et programmeur informatique).


Juste le temps de revenir et de se préparer un peu puis nous repartions pour le party d’anniversaire de Hatsumi Sensei. Soirée somme toute agréable qui nous permettait d’être en contact avec les gens dans un cadre autre que le cadre martial. Voici quelques photos de la soirée!



Hatsumi Sensei qui reçoit son cadeau des mains de Bernard.




Le cadeau de Bernard.




Hatsumi Sensei qui chante une "tite toune".




La délégation indienne.



En compagnie du Uke favori de Hatsumi Sensei, le gars qui a reçu officiellement la plus grosse volée du Daikomyosai.



Si vous avez déjà eu l'idée d'attaquer un handicapé dans la rue je vous souhaites fortement de ne pas vous attaquer à lui!  Avez-vous déjà vu un gars faire une projection en chaise roulante?  Ou gérer 3 gars en même temps assis dans sa chaise?  Je souhaites fortement qu'on le voit à l'oeuvre sur le DVD ça vaut vraiment la peine!



En compagnie de Craig Olsen, un autre canadien habitant en permanence au Japon.  Un des meilleurs traducteurs de Hatsumi Sensei, il a pris un cours en théologie et un cours en philosophie pour arriver à bien le comprendre.



En compagnie de Bernard et de Jack Hoban, ancien "marine" ayant pratiquement atteint un statut de légende au Bujinkan.  Il a été un des premiers élèves de Stephen Hayes (le premier à amener le ninjutsu en Amérique, faisant désormais cavalier seul en ayant fondé sa propre école) et est un des amis de Bernard depuis plusieurs années.

Sayonara!

mardi 1 décembre 2009

Daikomyosai, jour 2

Bon bien c'est une des rares fois où je sens que je n'ai pas grand chose à dire. Nous étions encore une fois au Daikomyosai aujourd'hui et, comme de fait, Hatsumi Sensei est toujours aussi bon. Par contre il y a beaucoup de démonstrations, données par les étudiants, vraiment beaucoup! J'imagine que Sensei commence à se sentir fatigué (rendu à 79 ans on pourrait commencer à s'en attendre) et qu'il est épuisant pour lui de passer 3 jours à enseigner, peut-être aussi veut-il voir la qualité de ses élèves ou, tout simplement, est-il seulement fier de ce qu'il a accompli et, regardant tous les élèves qui passent, regarde-t-il le symbole de sa réussite. Encore une fois, on ne peut que spéculer. Parlant de ces démonstrations, je me suis fait prendre par surprise aujourd'hui, enfin presque! Durant une démonstration de techniques avec sabre (et j'en arrachais c'était pas du facile) mon nouvel ami Dan est nommé pour aller devant. Comme il était venu me voir pour s'entraîner de nouveau avec moi aujourd'hui (faut croire qu'il avait aimé ça hier) il m'a choisi comme Uke! C'est drôle parce que 30 secondes avant j'avais senti que j'allais y passer, vous savez ce genre d'impressions qu'on n'arrive pas à expliquer mais qui sont comme des certitudes? Il a fait sa technique et ensuite m'a offert d'en faire une mais, dans les circonstances, je ne me sentais vraiment pas à l'aise! Disons que quelques minutes avant j'en arrachais à essayer de saisir le principe de ce qu'on faisait, de là à le mettre en application... je regrette un peu par contre j'aurais dû oser davantage c'est parfois dans ces moments où on improvise qu'on est les meilleurs. Je ne me sens pas cheap, au moins, Éric avait eu 3 occasions d'en faire hier mais les a toutes repoussées donc, si Éric qui a pas mal plus d'expérience que moi se permet d'en refuser, alors je peux moi aussi! En passant pour ceux qui voudraient voir de quoi a l'air Dan eh bien voici une photo de moi avec lui :



Ça fait quand même drôle, moi avec un Dan qui me dépasse de quelques têtes, je me sens en terrain connu...

Aujourd'hui c'était plus beau dehors aussi voilà une photo du Budokan où l'on va pour le Daikomyosai :




Alex est venu nous rejoindre au Daikomyosai aujourd'hui. Il réside au Japon depuis 3 ans et travaille dans l'industrie du film d'horreur ici. Il vient d'ailleurs de sortir son premier film qu'il nous présentera dimanche soir lorsque nous irons souper chez-lui. Étant moi-même un amateur de ce genre de films nous avons eu quelques bonnes discussions relatives au sujet et il m'a d'ailleurs invité à aller le visiter si je passe par Shibuya, là où il travaille. C'était déjà dans mes plans de visiter ce quartier de Tokyo donc nous nous y verrons certainement. Il a également été introduit à un gars de Los Angeles qui travaille lui aussi dans le cinéma, par l'entremise de Craig Olsen, de qui j'ai d'ailleurs acheté un magnifique tanto (un petit couteau sur des modèles de sabre) d'entraînement, c'est à dire qu'il n'est pas aiguisé. Au prix que je l'ai payé ça valait la peine et, au minimum, ça fera de la belle décoration.

En soirée ce fut assez tranquille. Après avoir été manger dans un restaurant "italien" à la sauce japonaise (manger du riz avec des baguettes c'est vraiment mélangeant) où il n'y avait bizarrement que des femmes comme clientes, Éric m'a fait découvrir quelques autres endroits des alentours de l'hôtel. Comme il a habité ici pendant quelques temps il connais bien le coin. Il m'a montré quelques chose et là, attention, je vais aller m'essayer à ça c'est certain quand j'aurai plus de temps! Vous savez j'ai toujours été un gros fan de Goldorak, et un autre manga japonais dans ce style sont les Gundams. Le principe de ce genre de mangas est simple : de gros robots pilotés par des humains qui se tapochent entre eux pour diverses raisons. Dans une arcade (parce que les japonais, eux, ont encore des arcades les chanceux!!!) il m'a montré un jeu époustouflant. Basé sur les Gundams, tu deviens un pilote de robot et, pour vivre vraiment l'expérience, tu t'enfermes dans une petite cabine et là tu est dans un "cockpit" de Gundam pour te tapocher avec tous les autres personnes présentes. Je vous montrerai des images de ça quand je vais y aller, j'ai préféré attendre un peu de peur de ne plus pouvoir débarquer car il fallait que je revienne. Voici quand même quelques autres photos des environs de l'hôtel.




Ça c'est le Sky Plaza, un magasin grande surface sur plusieurs étages, il y en a plusieurs ici.




Ça c'est difficile de savoir s'il s'agit d'une rue ou d'un centre commercial. Disons que c'est un peu comme un Mail Saint-Rock dans le temps où c'était recouvert avec pas mal plus de classe, sans les pouilleux et le monde bizarre!

Enfin, à l'intérieur du Takashimaya (un autre centre sur plusieurs étages) où on est allé souper hier, j'ai vu que les japonais ont parfois des façons assez spéciales de traduire les voeux des fêtes!





Dire que je pensais que je n'avais pas grand chose à dire aujourd'hui...

Sayonara!